Jeudi 12 avril 20h30 : spectacle clownesque à la salle des fêtes.

Spectacle « L’Hô qui passe », par la compagnie des Arts de Nez (Belgique). Un voyage poétique, clownesque en chansons… PAF : au chapeau.

“Le clown n’est pas que le travail d’un personnage, c’est aussi une attitude, un état, un engagement sociétal, un mode de vie… » Le clown

Inscrit dans notre souvenir, le clown est un personnage dont la définition échappe à grand nombre d’entre nous. Il effraie ou émerveille certains, d’autres se demandent s’il est triste ou encore si il est destiné uniquement au public d’enfants. Cependant lorsqu’il est annoncé au programme, nous n’espérons qu’une chose: qu’il nous fasse rire.

Le clown permet l’explosion de soi dans la fantaisie, le surgissement des mécanismes émotionnels, du rire aux pleurs, de la tendresse à la férocité, mais ce “plus petit masque” demande beaucoup de maîtrise et de rigueur.

Le clown, c’est un état bien plus qu’un personnage. Etat à construire à partir de la vérité profonde du comédien, avec ses qualités et défauts physiques et psychologiques, ses travers, ses tics, ses attitudes ou postures corporelles et mentales, sa manière de penser, de parler, de bouger…

S’il fallait nommer les caractéristiques de cet état, on dirait qu’il est simple, humble, confiant, engagé, rêveur et terrien tout à la fois, vulnérable, nu, à découvert…

Le clown est toujours confronté à un problème et met en œuvre sa fantaisie et sa naïveté pour le résoudre. Maladroit, poète, idiot, il a fond de lui cette extrême simplicité qui le rend à la fois tragique et comique. Le clown EST. Pour lui, pas vraiment d’histoire, seulement des états qu’il développe face aux situations.

Etre clown, c’est ne plus avoir peur d’avoir l’air « bête », mais au contraire, être fort de montrer sa fragilité, porter un regard sérieux sur des choses légères, amuser en s’amusant, chercher des problèmes, là où tout le monde voit des solutions, et trouver des solutions, là où tout le monde voit le chaos et décider de rire envers et contre tout et surtout avec les autres

« Le clown nous apprend à rire de nous même… La joie est pareille à un fleuve : rien n’arrête son cours. Il me semble que tel est le message que le clown s’efforce de nous transmettre : que nous devrions nous mêler au flot incessant, au mouvement, ne pas nous arrêter à réfléchir, comparer, analyser, posséder, mais couler sans trêve et sans fin, comme une intarissable musique. Tel est le don de renoncement. Le clown le fait symboliquement, à nous d’en faire une réalité. »
Henri Miller « Le sourire au pied de l’échelle »

This entry was posted in Non classé. Bookmark the permalink.

Comments are closed.